Sauvegarder les machines virtuelles avec Veeam Backup & Replication
Un job Veeam conçu et planifié pour sauvegarder chaque soir les machines virtuelles de l'entreprise : une première étape, qui ne protégeait encore ni d'un sinistre ni d'un rançongiciel.
En bref
Les VM de l'entreprise (applications, bases de données) tournent sous Hyper-V sur un serveur physique. Il fallait des sauvegardes planifiées, restaurables à plusieurs niveaux.
Depuis une console sur mon poste, j'ai conçu et planifié le job : chaque soir à 22 h, incrémental, 7 jours de rétention, 3 nouvelles tentatives en cas d'échec.
Le job tournait chaque soir, hors des heures de travail. Limites : la copie restait sur le serveur qu'elle protégeait, et aucune restauration n'a été chronométrée.
Contexte
Les serveurs de l'entreprise sont des machines virtuelles sous Hyper-V, sur un serveur physique : applications, bases de données, services internes. Il fallait des sauvegardes planifiées, suivies depuis une console avec alerte en cas d'échec, sans gêner la journée de travail.
L'outil retenu est Veeam Backup & Replication 12, installé sur le serveur de production. Il sauvegarde les VM par l'hyperviseur, sans agent, et sait restaurer une machine entière, un disque ou un simple fichier.
Ce que j'ai fait
- Administrer depuis mon posteConsole Veeam installée sur mon poste d'administration, connexion avec mon compte nominatif : aucune session à ouvrir sur le serveur de production, et chaque action reste attribuée à une personne.
- Valider la chaîne sur une VMJob « Virtual machines » sur l'inventaire Hyper-V ; le premier ne portait que sur une VM de 21,2 Go.
- Stocker et conserverDépôt sur un disque externe rattaché au serveur, avec 7 jours de points de restauration.
- Planifier la nuitChaque jour à 22 h, avec 3 nouvelles tentatives espacées de 10 minutes en cas d'échec. Complète la première fois, puis incrémentale : seuls les blocs modifiés depuis la veille sont copiés.


Résultats
Le job tournait chaque soir, hors des heures de travail. Il manquait pourtant deux choses pour parler d'une sauvegarde fiable.
La règle 3-2-1 : trois copies, deux supports, une hors site. En 2025, la copie Veeam était sur un disque rattaché au serveur qu'elle protégeait, et le serveur de sauvegarde tournait sur ce même hôte : une panne, un sinistre ou un rançongiciel emportaient tout ensemble. L'assistant Veeam recommandait une copie hors site ; j'avais laissé cette option vide.
La preuve par la restauration : aucune restauration n'a été chronométrée à cette étape. Or une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée reste une hypothèse.
Ce que j'améliorerais
- Aujourd'hui, j'ajouterais une copie hors site et une copie immuable, que personne, pas même un compte d'administration compromis, ne peut effacer avant échéance.
- Je planifierais des tests de restauration chronométrés chaque trimestre : un fichier, puis une VM complète dans un réseau isolé.
- Je ferais fixer par la direction des objectifs RPO et RTO chiffrés, VM par VM : une sauvegarde par jour à 22 h, c'est accepter jusqu'à 24 h de données perdues.
La suite du fil rouge, en 2026 : des sauvegardes immuables sur S3, en laboratoire, et la sauvegarde du SIEM de l'entreprise.